Ca vaut le détour !

Zoom sur anagraphis, sérigraphie d'art et projets culturels

Présentez-nous, en quelques mots, Les Éditions Anagraphis

Anagraphis existe depuis 40 ans. À l’origine, atelier d’art de sérigraphies originales travaillant avec des auteurs de bandes dessinées, Anagraphis est devenu au fil du temps un éditeur d’estampes originales de tous les arts et un concepteur de projet culturel allant de la sculpture pour l’espace public (Mist, Di Rosa, P Berry), au musée (MIAM à Sète), à la grande exposition internationale (Picasso, Chagall), jusqu’à l’habillage du tramway d’Aubagne (Hervé Di Rosa).

En quoi consiste le métier de sérigraphe d’art ?

La sérigraphie est une des plus anciennes techniques d’impression (dynastie Song-Chine 1300 av JC). Extrêmement répandue dans l’industrie, elle est devenue, comme la céramique avec les arts de la terre, une pratique artistique dont les artistes se sont emparés car elle permet la multiplication et la diffusion de leur travail au plus grand nombre. Comme pour les autres techniques de l’estampe, les sérigraphies, numérotées et signées, sont des œuvres originales multiples.

Equipe Anagraphis

Quelles sont les spécificités du métier ?

Le travail de sérigraphie allie savoir-faire, rigueur et finesse du travail artisanal à une science de la couleur extrêmement pointue. Dans les ateliers Anagraphis, on imprime à la main, avec le plus grand soin, couleur après couleur.C’est une des techniques les plus utilisée par les artistes pour diffuser leurs œuvres. L’important dépôt d’encre de la sérigraphie offre un rendu des couleurs et une tenue dans le temps reconnus de tous. Chacune de nos productions alimente le Fonds de l’Estampe à la Bibliothèque Nationale.

Sur quels types de projets travaillez-vous ?

En ce moment, nous travaillons sur des projets culturels avec des artistes comme C215 en ferronnerie d’art, Miguel Chevalier (grande fresque murale animée) et Ricardo Mosner (bas-relief en acier de 105m de long). Nous organisons aussi les expositions de la Banksy Modeste Collection dont les bénéfices sont reversés à SOS Méditerranée. Beaucoup d’autres projets sont en cours de finalisation. 

Que présenterez-vous sur Art Montpellier ?

Sur notre stand, nous exposons au public un très grand nombre d’œuvres et nous avons pris le parti de faire une place de choix aux artistes de la région. Nous réaliserons aussi des sérigraphies en direct et proposerons des initiations accessibles à tous.

Le public pourra également découvrir la fresque céramique (30m2) d’Hervé Di Rosa, l’une des plus imposantes œuvres de l’artiste, restaurée par Anagraphis.

A découvrir : la fresque céramique monumentale d'hervé di rosa - la jeunesse du monde

 « La jeunesse du monde » – Hervé di Rosa  / Céramiste-Tania d’Asti – Production & restauration – Anagraphis – Mécène  EPCD

Depuis 1989, l’insatiable artiste-voyageur, puise son inspiration au gré de ses rencontres et des techniques apprises aux 4 coins du monde. Un vagabondage artistique fait de métissages qui lui offrent un nouveau regard sur l’esthétique et sur les techniques créatives.

Exposé et reconnu internationalement, il revendique la liberté de suivre ses envies, de créer sans chercher à plaire. Un chemin singulier qu’Hervé di Rosa trace à travers le paysage de l’art contemporain, passant d’un art à l’autre, d’un matériau à l’autre, d’une technique à l’autre. 

Le travail de la céramique tient une place particulière dans ce parcours dont la 19ème étape se déroule à Lisbonne, dans une usine historique de céramique « azulejos », où il a installé son atelier depuis 5 ans.

« La jeunesse du monde », fresque céramique présentée sur Art Montpellier, est une création de 1995 réalisée pour le nouveau siège de la Jeunesse Communiste à Vitry-sur- Seine. Une jeunesse indépendante et engagée qui ne regarde pas passer l’histoire, mais au contraire s’empare du monde dans un tourbillon de couleurs.

Réalisée par la céramiste Tania d’Asti, l’œuvre de 920 x 280 cm est déposée en 2004 lors de la vente du bâtiment et conservée en l’état jusqu’en 2019.

Sa restauration est lancée en juin 2019 par Anagraphis, grâce au soutien de l’entreprise mécène EPDC, et au fonds de dotation Artutti, dans les locaux de la mairie de Paulhan (34). Tania d’Asti, assistée de Marie Barral retrouvent les émaux et les carreaux d’origine. Les 644 carreaux sont déposés de leur support, 65 carreaux sont refaits entièrement, beaucoup sont recuits.

Le support métallique, réalisé par la société SICMA de Béziers (34), permet désormais de présenter l’œuvre en tous lieux, comme lors de la grande exposition « Trésors de banlieue » en 2019.

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