Expositions thématiques

Après « Géométries, couleurs et abstractions » en 2024, et « Le Voyage » en 2025, Art Montpellier met à l’honneur une nouvelle thématique pour sa 10ème édition  : Le Rêve

Cette thématique invite à explorer le rêve comme une expérience sensorielle et intérieure, un espace où le réel se transforme et où l’imaginaire ouvre de nouvelles perspectives. Le paysage, qu’il soit réel, imaginé ou réinventé, devient le théâtre d’un regard renouvelé, où se rencontrent mémoire, émotions et projections. Les frontières entre visible et invisible, réalité et fiction, s’estompent pour laisser place à des univers singuliers, façonnés par la sensibilité de chaque artiste. Le rêve devient alors une manière de regarder autrement le monde, de s’en affranchir parfois, et d’imaginer d’autres possibles.

PIERRE-MARIE BRISSON

par GALERIE GILBERT DUFOIS

« Il ne faut pas regarder, il faut traverser la peinture : ainsi le RÊVE prend une forme réelle. »

Né en 1955, Pierre-Marie Brisson est un artiste de renommée internationale dont les œuvres figurent aujourd’hui dans d’importantes collections publiques et privées à travers le monde. Installé dans le Sud de la France, il puise son inspiration au cœur d’un environnement gorgé du soleil méditerranéen. Cette clarté si particulière du Midi traverse l’ensemble de son travail et occupe une place véritablement essentielle dans la construction de ses espaces picturaux. 

Pour Pierre-Marie Brisson, la peinture ne se contemple pas de manière passive ; elle s’éprouve et se traverse comme une fenêtre ouverte sur un ailleurs. Présenté à Art Montpellier par la Galerie Gilbert Dufois, cet ensemble profondément contemplatif résonne comme un appel bienveillant : une invitation à ralentir le rythme, à quitter l’agitation du monde pour retrouver, au cœur de la matière peinte, un espace précieux de liberté intérieure, de beauté et de sérénité.

PATRICK MOYA

par l'atelier franck michel

Le rêve : voilà un thème qui entre en résonance parfaite avec l’univers foisonnant, ludique et résolument onirique de Patrick Moya. Plasticien polymorphe — à la fois peintre et vidéaste, performeur et céramiste, abstrait et figuratif, classique et baroque, narcisse et généreux —, l’artiste originaire de la Côte d’Azur déploie depuis plus de quatre décennies un univers singulier où se croisent l’art conceptuel et la culture populaire.

Très connu pour ses emblématiques live paintings réalisés durant plus de trente ans pour les soirées électro-queer Dolly Party — qui ont vu naître la malice de sa créature fétiche Dolly, c’est cette même énergie créative qu’il va déployer sur Art Montpellier. Pour cette édition, son galeriste niçois Franck Michel (Atelier Franck Michel) lui donne carte blanche pour investir l’intégralité du stand et métamorphoser l’espace en une immersion totale dans le MoyaLand.

philippe loubat

par l'art vues

Né à Montpellier et installé à Castelnau-le-Lez, Philippe Loubat développe depuis plus de trente ans une œuvre singulière axée sur cette « résistance poétique ». 

Artiste accompli et populaire, il s’est fait connaître d’un large public à travers ses nombreuses expositions en galerie — de Paris à New York, en passant par Genève, Rotterdam ou La Nouvelle-Orléans —, mais aussi par la création d’affiches emblématiques pour des événements culturels majeurs comme le festival des Internationales de la Guitare ou les salons Nimagine.

Pour cette édition d’Art Montpellier, Philippe Loubat invite les visiteurs à effectuer une pause poétique et à pénétrer dans un véritable « laboratoire d’optimisme », affirmant haut et fort que l’émerveillement et l’art sont, aujourd’hui plus que jamais, une nécessité publique.

philippe aïni

par coop'art

À l’occasion du 10e anniversaire du salon méditerranéen d’art contemporain Art Montpellier, placé sous le thème du « Rêve », la Coop-Art dévoile un ensemble de sculptures totémiques en bois précieux et des toiles inédites signées Philippe AÏNI.

Créateur autodidacte né à Bordeaux en 1952, Philippe AÏNI quitte à 24 ans son métier d’ouvrier pâtissier pour se consacrer entièrement à la création artistique, sans même avoir poussé la porte d’un musée. Pendant huit années, il s’isole dans son atelier pour inventer son propre langage plastique et mettre au point une technique singulière : la « bourre à matelas » associée à la colle de peau. Cette matière transformée donne à ses peintures un relief organique, presque charnel, et à ses sculptures une force primitive et poétique.

Le thème du « Rêve » résonne particulièrement avec cette démarche. Chez AÏNI, le rêve de la matière dépasse la métaphore poétique : il devient une réalité physique, viscérale et tactile. L’artiste considère la bourre de matelas comme une véritable « éponge à rêves », porteuse des traces de nos nuits, de nos angoisses, de nos désirs et de notre inconscient. Il la fait surgir, la transforme et lui donne une nouvelle vie : « je la fais naître en chair »

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